La méthode
Nous modélisons et analysons un système, identifions ses forces et ses fragilités, puis produisons des recommandations opérationnelles.
Explorer
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ÉTAPE 1 - Identifier, enquêter et cartographier.
Définir les composants d’intérêt du système étudié (objet, infrastructure ou système technique).
Cette sélection est menée conjointement par le matériologue et les partenaires concernés (industries, laboratoires, décideurs publics, etc.).
Ces composants font ensuite l’objet d’une analyse approfondie et d’une cartographie à haute précision, visant à reporter un maximum d’acteurs impliqués :
Matières
Infrastructures
Entreprises
Communautés
Écosystèmes
Savoir-faire
Territoires
Régulations
La cartographie obtenue étant particulièrement étendue, l’enquête se concentre ensuite sur les terrains les plus déterminants (zones géographiques, sites industriels, etc.). Des déplacements sur site et des enquêtes de terrain permettent de collecter des données à l’aide de dispositifs conçus pour cette phase.
Les composants secondaires sont explorés à l’aide d’un outil algorithmique spécifique, fondé sur les logiques dégagées sur les composants d’intérêt.
Transformer
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ÉTAPE 2 - Diagnostiquer et orienter les pratiques industrielles.
Analyser les forces et les fragilités du système mis au jour lors de l’exploration.
Elle permet d’identifier :
Des éléments à fort potentiel(savoir-faire d’excellence, dynamiques territoriales, architectures robustes, etc.)
Des points de vulnérabilité(impacts écologiques, dépendances industrielles, verrous géopolitiques, etc.)
À partir de ce diagnostic, l’objectif est double :
Renforcer et valoriser les points forts, en les traduisant en critères de valeur mobilisables dans les choix de conception, de production et de communication.
Réduire les points faibles, notamment les atteintes aux écosystèmes, les dépendances critiques et les risques systémiques.
Cette phase débouche sur des orientations concrètes :
simplification des architectures techniques, renforcement de la robustesse des systèmes, recours à des matières biosourcées ou faiblement transformées, intégration de composants issus du réemploi, réorganisation des chaînes d’approvisionnement et développement de bio-indicateurs territoriaux.
Relier
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ÉTAPE 3 - Capitaliser, outiller la décision et transmettre.
Les systèmes étudiés sont ensuite enregistrés dans une base de données sécurisée, pilotée par un algorithme conçu à cet effet. Elle permet de suivre précisément leur composition matérielle et les interdépendances qu’ils génèrent.
Un État peut ainsi être compris, en partie, comme la somme des matières mobilisées par son tissu industriel. Or, la majorité de ces matières, et tout ce que leurs transformations mobilisent, se situe en dehors des frontières nationales. Les États dépendent donc de chaînes opératoires mondialisées reliant des pays aux régimes politiques, aux normes sociales et aux pratiques environnementales très contrastés.
Dans ce contexte, la base de données devient un outil d’aide à la décision stratégique et diplomatique. Lors de choix majeurs ou d’échanges internationaux, les décideurs peuvent l’activer afin de comprendre précisément les interdépendances matérielles en jeu.
Sur cette base, des orientations peuvent être définies pour réorganiser le tissu industriel, réduire certaines dépendances critiques et favoriser de nouvelles formes de coopération avec des partenaires partageant des valeurs communes.
Le partage de ces connaissances s’appuie également sur l’organisation d’ateliers au sein des écoles, des universités et d’autres institutions de formation.
ÉTAPE 1
Identifier, enquêter et cartographier.
Définir les composants d’intérêt du système étudié (objet, infrastructure ou système technique).
Cette sélection est menée conjointement par le matériologue et les partenaires concernés (industries, laboratoires, décideurs publics, etc.).
Ces composants font ensuite l’objet d’une analyse approfondie et d’une cartographie à haute précision, visant à reporter un maximum d’acteurs impliqués :
Matières
Infrastructures
Entreprises
Communautés
Écosystèmes
Savoir-faire
Territoires
Régulations
La cartographie obtenue étant particulièrement étendue, l’enquête se concentre ensuite sur les terrains les plus déterminants (zones géographiques, sites industriels, etc.). Des déplacements sur site et des enquêtes de terrain permettent de collecter des données à l’aide de dispositifs conçus pour cette phase.
Les composants secondaires sont explorés à l’aide d’un outil algorithmique spécifique, fondé sur les logiques dégagées sur les composants d’intérêt.
ÉTAPE 2
Diagnostiquer et orienter les pratiques industrielles.
Analyser les forces et les fragilités du système mis au jour lors de l’exploration.
Elle permet d’identifier :
Des éléments à fort potentiel(savoir-faire d’excellence, dynamiques territoriales, architectures robustes, etc.)
Des points de vulnérabilité(impacts écologiques, dépendances industrielles, verrous géopolitiques, etc.)
À partir de ce diagnostic, l’objectif est double :
Renforcer et valoriser les points forts, en les traduisant en critères de valeur mobilisables dans les choix de conception, de production et de communication.
Réduire les points faibles, notamment les atteintes aux écosystèmes, les dépendances critiques et les risques systémiques.
Cette phase débouche sur des orientations concrètes :
simplification des architectures techniques, renforcement de la robustesse des systèmes, recours à des matières biosourcées ou faiblement transformées, intégration de composants issus du réemploi, réorganisation des chaînes d’approvisionnement et développement de bio-indicateurs territoriaux.
Étape 3
Capitaliser, outiller la décision et transmettre.
Les systèmes étudiés sont ensuite enregistrés dans une base de données sécurisée, pilotée par un algorithme conçu à cet effet. Elle permet de suivre précisément leur composition matérielle et les interdépendances qu’ils génèrent.
Un État peut ainsi être compris, en partie, comme la somme des matières mobilisées par son tissu industriel. Or, la majorité de ces matières, et tout ce que leurs transformations mobilisent, se situe en dehors des frontières nationales. Les États dépendent donc de chaînes opératoires mondialisées reliant des pays aux régimes politiques, aux normes sociales et aux pratiques environnementales très contrastés.
Dans ce contexte, la base de données devient un outil d’aide à la décision stratégique et diplomatique. Lors de choix majeurs ou d’échanges internationaux, les décideurs peuvent l’activer afin de comprendre précisément les interdépendances matérielles en jeu.
Sur cette base, des orientations peuvent être définies pour réorganiser le tissu industriel, réduire certaines dépendances critiques et favoriser de nouvelles formes de coopération avec des partenaires partageant des valeurs communes.
Le partage de ces connaissances s’appuie également sur l’organisation d’ateliers au sein des écoles, des universités et d’autres institutions de formation.
